Pollinis contribue au débat public et informe les citoyens sur les risques liés aux néonicotinoïdes


Dans le cadre de la saisine de l’ANSES, POLLINIS publie sa contribution au débat public « Evaluation des intérêts agronomiques et risques des néonicotinoïdes, et des autres produits et méthodes »

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POLLINIS contribue au débat public en proposant un rapport sur les risques liés aux néonicotinoïdes à l‘Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Dans une première partie est présenté l’état des connaissances scientifiques disponibles renseignant sur les impacts des néonicotinoïdes sur l’environnement, et notamment sur les pollinisateurs. Dans la seconde nous insistons sur les coûts de l’utilisation de ces pesticides – largement sous estimés – liés à la multiplication des phénomènes de résistances chez les ravageurs. Ces coûts sont examinés à différentes échelles : société et santé publique, filière agricole, industrie. À ce titre, POLLINIS rappelle que les études scientifiques récentes montrent la viabilité et les bénéfices à moyen terme des solutions agricoles alternatives, plutôt que la substitution de ces molécules par de nouvelles.

POLLINIS soutient que l’évaluation des risques gagnerait d’une manière générale à inclure formellement et systématiquement les représentants de l’ensemble des parties prenantes du débat, et ce à toutes les étapes. L’Anses, qui a récemment signé la Charte en faveur de l’ouverture de l’expertise à la société, pourrait renforcer son ambition sur ce point, y compris à l’échelle européenne.

POLLINIS relaie la demande des citoyens en faveur de l’interdiction des néonics

L’une des actions pilotes de POLLINIS ces dernières années a été de contribuer au débat public sur les risques liés aux néonicotinoïdes et de relayer au niveau européen et français la demande citoyenne en faveur de l’interdiction de ces molécules et des produits à base de ces substances. A ce jour, plus d’1,3 million de citoyens de l’Union Européenne, représentés par POLLINIS, demandent l’interdiction totale de ces produits.

POLLINIS s’engage pour la reconquête de la biodiversité

En France, l’association s’est engagée dans les débats liés à l’élaboration de la loi « Pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » et à la mise en œuvre de mesures d’interdiction de ces molécules. Elle assure aujourd’hui le suivi citoyen de la bonne mise en œuvre de l’article 125 de cette loi.

C’est à ce titre que nous apportons aujourd’hui notre contribution au bilan que doit réaliser l’Anses, qui vise à « comparer les bénéfices et les risques liés aux usages des produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes autorisés en France avec ceux liés aux usages de produits de substitution ou aux méthodes alternatives disponibles. »

Ce bilan a pour but de fonder la décision des Ministères chargés de l’Agriculture, de l’Environnement et de la Santé d’accorder d’éventuelles dérogations à l’interdiction des produits contenant des néonicotinoïdes. Dans ce processus, POLLINIS soutient que les connaissances scientifiques doivent jouer un rôle central pour informer la décision.

Présente à la réunion d’information organisée par l’Anses le 29 septembre 2016 au cours de laquelle l’Agence a déclaré être preneuse de contributions écrites des « parties prenantes », POLLINIS regrette cependant que l’Anses n’ait pas mis en place une procédure formalisée pour une consultation publique et la participation des organisations de la société civile aux différentes étapes de la saisine et du processus d’évaluation.