Historique et priorités

Inquiets des dérives du système agricole intensif actuel, et notamment de la disparition des abeilles, un petit groupe de citoyens volontaires fonde au printemps 2012 Le Conservatoire des fermes et de la nature. L’idée est alors de créer des fermes écologiques modèles, à la fois conservatoires de la biodiversité et outils pédagogiques de transmission de ce patrimoine. En parallèle, l’association commence son travail militant.

Une première vidéo-pétition « Abeilles, le massacre autorisé » est lancée en juillet 2012. Elle demande l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes ainsi que la révision des procédures d’évaluation des pesticides. L’écho est considérable : la vidéo est vue par plus d’un million et demi de personnes sur Internet et la pétition qui l’accompagne est signée par 480 000 en quelques mois.

Au fil des campagnes, dont le succès ne se dément pas (voir toutes nos actions militantes), l’association évolue et devient POLLINIS France en 2014, avec l’ambition d’essaimer ailleurs en Europe : elle est déjà présente en Belgique et en Suisse.

POLLINIS adopte comme symbole une abeille sauvage, pollinisateur extraordinaire, complexe et méconnu, qui est à la fois essentiel à l’agriculture et victime directe du système agricole intensif actuel.

POLLINIS milite pour accélérer la transition de ce système vers une agriculture durable, c’est-à-dire capable de couvrir nos besoins alimentaires et rentable pour les agriculteurs, tout en préservant notre santé, l’environnement et la biodiversité.

L’association se concentre sur les problématiques suivantes, toutes liées les unes aux autres :

  • La défense des pollinisateurs, notamment des abeilles sauvages et domestiques.
  • L’interdiction progressive des intrants chimiques (pesticides, engrais…).
  • L’autonomie et la satisfaction des agriculteurs.
  • La valorisation des solutions agricoles alternatives et durables.

POLLINIS revendique son indépendance idéologique. L’agriculture durable foisonne d’expériences probantes, traversées de courants philosophiques et idéologiques différents (voir les différentes agricultures alternatives). Nous n’appartenons à aucun camp, aucune école de pensée. Nous nous intéressons aux projets qui rejettent le système agricole intensif actuel et proposent des solutions viables pour les agriculteurs tout en permettant de nourrir sainement les hommes et de préserver la nature.

Des mobilisations citoyennes historiques

Mai 2014 : une centaine de candidats au Parlement européen signent l’engagement 2014 de Pollinis pour une interdiction totale des pesticides tueurs-d’abeilles sur tout le territoire européen.
Mai 2013 : près de 600 000 citoyens à travers l’Europe dénoncent le « Plan anti-abeilles des firmes agrochimiques » et les conséquences d’une interdiction partielle des néonicotinoïdes.

Pollinis s’oppose à l’interdiction partielle de trois insecticides néonicotinoïdes, sur certaines cultures uniquement et à certaines périodes de l’année (Règlement d’exécution (UE) n° 485/2013 de la Commission du 24 mai 2013). La pétition réussit à alerter et à remobiliser les citoyens européens, en attirant l’attention sur le fait que les caractéristiques bien particulières des néonicotinoïdes – toxicité et rémanence exceptionnelle dans le sol et les eaux – rendent toute interdiction partielle inopérante sur la santé des abeilles et autres pollinisateurs.

Février 2013 : plus de 100 000 messages en quelques jours pour la proposition de résolution de la députée Laurence Abeille.

L’association lance une grande campagne auprès des sympathisants de Pollinis afin qu’ils interpellent le député de leur circonscription pour lui demander de cosigner la proposition de résolution de la députée Laurence Abeille pour un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes, déposée à l’Assemblée nationale. En quelques jours seulement, plus de 100 000 messages d’électeurs sont envoyés dans les boîtes mails des députés. Au final, une cinquantaine d’entre eux nous ont répondu, tous de manière très positive.

Novembre 2012-janvier 2013 : Pollinis obtient une réévaluation des procédures d’évaluation des pesticides.

Grâce à une forte mobilisation des citoyens européens, Pollinis réussit, avec sa pétition aux députés européens « Pesticides : ne laissez pas les firmes agrochimiques faire la loi », à contribuer à ce que l’EFSA (European Food and Safety Agency, c’est-à-dire l’agence sanitaire européenne) accepte de réévaluer les homologations de pesticides autorisés en Europe. Jusqu’alors, l’évaluation des substances contenues dans les pesticides avant leur mise sur le marché était principalement effectuée, au sein de l’Union européenne… par des experts mandatés par les firmes agrochimiques vendant ces produits ! 

Novembre 2012 : 160 000 signataires supplémentaires à travers l’Europe.

Traduite en anglais et en espagnol, la pétition pour une interdiction des néonicotinoïdes étend le mouvement lancé par Pollinis en rassemblant les citoyens d’autres pays européens, pour convaincre les élus européens et les membres de la Commission de l’urgence absolue d’interdire les insecticides néonicotinoïdes au niveau européen.

Juillet-octobre 2012 : 480 000 signataires de la pétition pour l’interdiction des néonicotinoïdes.

Signée par plus de 480 000 personnes, la pétition « Abeilles, le massacre autorisé » élaborée par Pollinis, demandant notamment l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes vendus en France et la révision des procédures d’évaluation des pesticides au niveau national, a eu un écho considérable auprès des citoyens francophones. La vidéo réalisée par Pollinis a été vue par plus d’un million et demi de personnes sur Internet, dépassant largement les frontières de la France.

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