Agriculture et Pesticides

LE MONDE AGRICOLE EN PLEINE MUTATION : L’AGRO-RÉVOLUTION PRÈS DE CHEZ VOUS

Alors que la Terre comptera 9 milliards de bouches à nourrir en 2050, nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’y a pas d’alternative à l’agriculture chimique et industrielle. Pourtant, la crise du modèle productiviste incite à s’orienter vers une nouvelle agriculture et des processus naturels qui sont au cœur des méthodes de production.

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Date : 15 septembre 2014
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L’agriculture écologique est riche d’une belle diversité d’itinéraires, qui vont bien au-delà de la seule agriculture biologique, et qui nous laisse des raisons d’espérer : « Oui, on peut nourrir la planète tout en préservant l’environnement ! Oui, nos paysans peuvent vivre mieux et plus nombreux ! », affirme l’association POLLINIS.

Des solutions existent déjà. Et d’autres émergent qui sont autant de ressources et d’inspiration pour créer de nouvelles oasis de vie, où chacun pourra trouver la réponse à ses propres besoins et plus largement contribuer à répondre aux besoins de son territoire.

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L’agroécologie se définit comme un modèle de production agricole qui s’appuie sur l’écosystème existant et vise à réduire au maximum l’usage d’intrants chimiques. Objectif : obtenir une agriculture à la fois productive et durable, assurant un revenu suffisant à l’agriculteur sans pour autant augmenter la charge des travaux agricoles.

  • De nombreuses pratiques relevant de l’agroécologie ont prouvé leur efficacité durant des siècles : apport de fumier ou compost, usage raisonné de l’eau, adaptation des productions à l’écosystème… Seul le développement massif des intrants chimiques a fait disparaître l’usage de ces pratiques.
  • La protection intégrée des cultures est au cœur de l’agroécologie : celle-ci vise à lutter contre les bio-agresseurs et à garantir de hauts rendements par une combinaison de moyens de protection sans intrants chimiques. Ceux-ci ne sont pas prohibés mais ne sont utilisés qu’en dernier recours, et dans tous les cas, le coût de l’intervention doit être inférieur aux dommages causés par le bio-agresseur.
  • La protection intégrée des cultures ne demande pas plus de travail sur l’exploitation agricole et celui-ci est mieux réparti sur l’année, comme l’a montré une étude de l’Agence Nationale de Recherche (ANR).
  • Les rendements se maintiennent au même niveau qu’avec l’utilisation d’intrants. A long terme, l’agroécologie apparaît, selon une étude du Rodale Institute de Pennsylvanie, presque trois fois plus rentable que le système d’agriculture conventionnel.
  • L’agroécologie et la protection intégrée des cultures engendre cependant une réduction temporaire du revenu des agriculteurs (temps d’adaptation des cultures dépendantes des intrants, coûts fixes engendrés par la recherche du modèle de protection intégrée des cultures le mieux adapté à l’écosystème de l’exploitation agricole).
  • Pour pouvoir changer de modèle à grande échelle, il est donc indispensable, au vu des freins mentionnés ci-dessus, que les exploitants agricoles opèrent cette mutation en réseau, afin de mutualiser les coûts engendrés par la recherche.