Abeilles

POLLINIS lance la deuxième étape de son projet non polluant Anti Frelon Asiatique

Combattre l’avancée du frelon asiatique de manière écologique et protéger les abeilles, c’est l’objectif du projet Anti frelon asiatique, dont la deuxième étape de financement a été lancée cet été. La première étape du projet contre cette espèce exotique envahissante avait été réussie grâce à la mobilisation et à la générosité des sympathisants.

Date : 7 septembre 2016

Depuis 2013, POLLINIS travaille sur un projet de système propre et efficace afin d’offrir une alternative aux insecticides utilisés pour détruire les nids de frelons asiatiques. L’objectif est de limiter la pression que l’espèce invasive fait peser sur la biodiversité en général, et sur les colonies d’abeilles en particulier.

Afin d’aider les apiculteurs à protéger leurs colonies de la manière la plus écologique possible, POLLINIS s’est investie dans un projet de dispositif électronique supporté par une  perche télescopique, qui permet d’introduire un rayonnement infra-rouge générant une chaleur et une luminosité intenses directement à l’intérieur du nid. Les frelons succombent alors en quelques minutes à cette montée en température qui est contrôlée électroniquement pour éviter tout risque d’incendie.

La première étape du projet Anti frelon asiatique avait été réussie grâce à la mobilisation et à la générosité des sympathisants. La phase 2, qui s’étendra de septembre 2016 à juillet 2017, consistera à construire six prototypes de l’outil innovant de destruction des nids de frelons, à les faire tester par des professionnels, à les améliorer grâce à leurs retours, et à développer une application mobile qui alimentera notamment la base de données du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) d’informations sur cet insecte encore méconnu. La fabrication des perches s’appuiera sur l’économie sociale et solidaire puisqu’elle sera prise en charge par la coopérative « EBS Espérance ».

L’outil développé par POLLINIS aura ainsi une double utilité : enrayer l’avancée du frelon de manière écologique et contribuer à l’avancement des connaissances sur cet hyménoptère, classé en juillet dernier par la Commission européenne parmi les espèces exotiques envahissantes pour la biodiversité locale.