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LE CHERCHEUR PIERRE RUSTIN PUBLIE UNE LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE L’ANSES

L'Anses refuse toujours d'appliquer le principe de précaution sur les fongicides SDHI, malgré leurs risques potentiellement dévastateurs sur la santé et la biodiversité dénoncés par un collectif de scientifiques. Dans une lettre ouverte, Pierre Rustin, chercheur du CNRS à l'origine de l'alerte sur les SDHI, répond au président de l'Anses.

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Date : 16 septembre 2019
farmer mixing pesticide

Spécialiste des maladies mitochondriales, Pierre Rustin estime qu’aujourd’hui « l’Anses est acculée par l’évidence des dégâts constatables sur la biosphère et par les preuves scientifiques qui s’accumulent concernant le danger de l’usage des fongicides SDHI répandus en masse dans nos campagnes ». Dans une lettre ouverte, ce chercheur de renommée mondiale propose « une réponse scientifiquement étayée face aux mensonges proférés de façon réitérée par les responsables de l’Anses, mensonges destinés à couvrir l’incompétence, l’inertie et, plus grave encore, l’irresponsabilité face aux dangers représentés par l’usage immodéré qu’il est fait des SDHI » .

Le document est adressé à Roger Genet, président de l’Anses. Voici un extrait : « Vous prétendez que l’Anses soutiendrait certains travaux de recherche sur les SDHI à la tête desquels se trouveraient des scientifiques et des médecins qui ont initialement lancé l’alerte concernant ces fongicides. C’est faux. Les co-signataires de l’alerte sur les SDHI et la consultation du site de l’Anses vous confirmeront l’évidence : aucun projet de recherche n’est en pratique démarré à ce jour. Seules des discussions ont eu lieu, qui ont porté sur l’éventuelle pertinence qu’il y aurait à étudier la cohorte française des malades atteints de paragangliomes et/ou phéochromocytomes (tumeurs et/ou cancers résultant des mutations des gènes de la SDH, la succinate déshydrogénase). En tout état de cause de telles études auraient évidement dû précéder et non suivre l’autorisation de mise sur le marché de ces poisons. Nous sommes donc loin, très loin du compte ! »

Retrouvez l’intégralité de la lettre ici : endsdhi.com

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