Dans la nuit du 20 au 21 juillet, les députés ont voté en faveur de la loi d'urgence agricole. Le texte reprend les dispositions de la loi Duplomb 2, en octroyant des dérogations pour l'usage de deux néonicotinoïdes. POLLINIS et une vingtaine d'organisations étaient mobilisées en amont du vote.
À quelques jours de la Commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole, POLLINIS alerte sur les tentatives d’affaiblissement de l’Anses.
En septembre 2025, le tribunal a ordonné à l’État de réexaminer les autorisations de mise sur le marché de pesticides évalués selon des protocoles défaillants. Ce chantier colossal demande d’établir des priorités, fixées par un projet de plan d’action. Mais à la lecture de ce plan, la protection de la biodiversité semble oubliée : sur les près de 1 000 pesticides qui pourraient être réexaminés, l’État en retient seulement 7.
POLLINIS, au côté de la coalition, annonce le dépôt d’un recours en exécution contre l’État pour non-respect de la décision de la cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025.
Alors que le Conseil constitutionnel a déjà censuré la réintroduction de trois néonicotinoïdes en août 2025, le sénateur Laurent Duplomb et ses alliés ne renoncent à rien. Ils pourraient tenter de réintroduire l’acétamipride par voie d’amendements dans le projet de loi d’urgence agricole.
Laurent Duplomb persiste : dans une nouvelle proposition de loi, il réclame le retour des néonicotinoïdes. Cette fois, c’est au tour du Conseil d’État de rendre un avis sévère sur le texte du sénateur.
Le samedi 4 avril, à quelques jours de la Journée mondiale de la santé, associations, paysans, scientifiques et collectifs ont appelé à sortir du modèle agricole actuel, maintenu sous perfusion chimique.