Le 24 juillet, plusieurs groupes politiques ont saisi le Conseil constitutionnel sur la loi d'urgence agricole. En soutien à cette démarche, POLLINIS et 5 autres associations ont déposé une contribution extérieure, pour faire censurer plusieurs dispositions du texte, notamment sur les pesticides.
Adoptée le 21 juillet par le Parlement, la loi d'urgence agricole reprend des mesures du projet de loi Duplomb 2, avec la réautorisation de l’usage de pesticides néonicotinoïdes. Une attaque contre la science et la biodiversité.
En septembre 2025, le tribunal a ordonné à l’État de réexaminer les autorisations de mise sur le marché de pesticides évalués selon des protocoles défaillants. Ce chantier colossal demande d’établir des priorités, fixées par un projet de plan d’action. Mais à la lecture de ce plan, la protection de la biodiversité semble oubliée : sur les près de 1 000 pesticides qui pourraient être réexaminés, l’État en retient seulement 7.
Laurent Duplomb persiste : dans une nouvelle proposition de loi, il réclame le retour des néonicotinoïdes. Cette fois, c’est au tour du Conseil d’État de rendre un avis sévère sur le texte du sénateur.
Le Calantha, un pesticide génétique ARNi aux effets encore mal connus, vient d’obtenir un passe droit inquiétant : une dérogation octroyée par la Belgique, lui permettant d’être utilisé pendant quatre mois directement sur les cultures de pomme de terres.
Le samedi 4 avril, à quelques jours de la Journée mondiale de la santé, associations, paysans, scientifiques et collectifs ont appelé à sortir du modèle agricole actuel, maintenu sous perfusion chimique.
POLLINIS a collecté près de 200 échantillons de sol et de fleurs dans et aux abords de 17 réserves naturelles françaises, pour analyser leur contamination aux pesticides. Les résultats de ces analyses révèlent des contaminations à 47 substances différentes.
De nouvelles techniques de modification génétique émergent pour protéger les abeilles mellifères de différents parasites. Présentées comme des solutions pour protéger ces espèces, elles comportent en réalité de nombreux risques et limites qui n’ont pas été correctement évalués.
Alors que le vote final des eurodéputés concernant le projet de règlement sur les nouveaux OGM approche, 13 associations dont POLLINIS alertent la présidence du Conseil de l'Union européenne dans un courrier.
Avec un vote final prévu au printemps 2026, le risque que les alertes sur les dangers de la déréglementation des nouveaux OGM ne soient pas prises en compte grandit. Dans un courrier adressé à la Commission européenne, POLLINIS et 12 associations tirent la sonnette d'alarme, en vue du dépôt d'une plainte auprès du Médiateur européen.