Pesticides

Journée contre l’agrochimie : POLLINIS engagée pour un changement de modèle agricole

À l’occasion la journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire le 30 mai 2026, POLLINIS rejoint de nombreuses organisations en signant l’Appel à la mobilisation. À travers cet engagement, l’association réaffirme la nécessité de promouvoir un modèle agricole et alimentaire plus juste, respectueux des pollinisateurs et de l’ensemble du Vivant.

Date : 1 juin 2026

Forte d’une mobilisation citoyenne, initiée en 2013 par une marche mondiale contre Monsanto, chaque année des dizaines d’organisations de la société civile et paysannes se rassemblent. Unis d’une même voix, ils exigent la fin de l’agriculture intensive au profit d’un modèle agricole plus respectueux du Vivant, de la santé et des paysans. 

Ce 30 mai, une journée contre un modèle agricole dépendant aux pesticides est organisée – POLLINIS était présente lors de l’édition de 2025. Aux côtés de dizaine d’organisations de défense de l’environnement, d’associations, de citoyens, POLLINIS soutient la journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire.

Appel pour la journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire

30 mai 2026

 

Comme chaque année depuis 2013 avec la première marche contre Monsanto, des dizaines d’organisations de la société civile et paysanne, et des milliers de citoyen·nes, feront entendre leur voix pour exiger la fin du système agro-industriel actuel dont nous sommes tous·tes victimes à différentes échelles et pour promouvoir un autre modèle agricole et alimentaire écologique et social: Nous réclamerons un changement radical pour une agriculture respectueuse des sols, des ressources en eau, de la biodiversité, de notre santé et des conditions de vie des paysan·nes.

Le système agricole industriel actuel est à bout de souffle, et depuis des années les conditions de vie des agriculteur.trices se dégradent et sont méprisées. La crise agricole de l’année 2024 s’est poursuivie en 2025 et 2026, mettant plus que jamais en lumière les nombreuses problématiques que rencontrent les agriculteur·trices pour vivre dignement, rendant encore plus difficile la transition vers des pratiques agricoles écologiques. La politique du gouvernement persiste à soutenir une PAC au rabais finançant en priorité l’agriculture industrielle, à appuyer la dérégulation des nouveaux OGM et le renouvellement du glyphosate, à signer de nouveaux accords de libre-échange, à conserver des relations de proximité très fortes avec la FNSEA-JA et les lobbies de l’agrobusiness, à soutenir la construction de méga-bassines…

 

Malgré les mobilisations et la signature de la pétition contre la loi Duplomb obtenue plus de 2 millions de signataires, le gouvernement a poursuivi son programme au service des tenants de l’agro-industrie qui demandent une réduction des normes environnementales (suspension du plan Ecophyto, réduction du nombre de haies et de jachères, facilitation des projets d’élevage industriel, accords, loi Duplomb …), plutôt que de s’occuper sérieusement des revenus des agriculteur·trices (prix planchers, limites des marges des acteurs de l’agroalimentaire et de la grande distribution…) et de la préservation de la biodiversité. 

 

Dans le même temps, les attaques se multiplient au niveau européen avec le paquet législatif (appelé “Omnibus”), soutenu par les lobbies de l’agriculture industrielle et et avec l’assentiment du gouvernement français, qui ouvrirait la voie à une autorisation quasi illimitée de certains pesticides. De nombreuses données sanitaires montrent pourtant un lien alarmant avec la multiplication des pathologies, notamment l’épidémie de cancers et l’émergence de maladies neurodégénératives fortement aggravées par la multi-exposition aux pesticides, dont les paysans et paysannes sont les premières victimes, et autres substances toxiques. 

 

Par ailleurs, de nombreuses victimes des pesticides et autres produits de l’agrochimie poursuivent encore leur combat en justice pour exiger reconnaissance et réparations. C’est notamment le cas des victimes du glyphosate en France ou aux Etats-Unis (encore plus de 50 000 recours contre Bayer à juger), des victimes du chlordécone aux Antilles qui continuent la bataille judiciaire pour la reconnaissance des vrais responsables de ce scandale, ou encore de Tran to Nga au nom des victimes de l’agent orange fabriqué par des firmes agrochimiques pendant la guerre du Vietnam.

 

Mais la mobilisation citoyenne est aussi nécessaire pour lutter contre les inégalités Nord/Sud accentuées par ce système agroalimentaire, qui bénéficie à quelques-uns au détriment de la majorité des paysan·nes en France et dans le monde. Les exploitations en monoculture continuent de s’agrandir à défaut d’une multiplication de petites exploitations en polyculture, les engrais azotés et pesticides de synthèse sont encore massivement utilisés, de nouveaux accords de libre-échange sont signés pour favoriser l’agriculture d’exportation au lieu de privilégier la souveraineté alimentaire… 

 

En France la résistance s’organise à l’image de l’appel de Lorient en octobre 2024 sur l’agriculture biologique, le commerce équitable et l’éducation populaire, l’appel de La Rochelle sur les pesticides ou l’appel de Poitiers sur les OGM. Donnons corps à ces mobilisations tant que nous le pouvons encore et mobilisons nous pour faire gagner un autre monde que celui qu’on nous impose. 

 

Une belle séquence de mobilisation est proposée pour le printemps 2026: Semaine pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars), Marche Printemps Bruyant à Paris (samedi 4 avril) et la Journée contre l’agrochimie et vers un autre modèle agroalimentaire (samedi 30 mai).

 

Citoyen·nes et organisations, plus que jamais déterminés à promouvoir un autre modèle agricole et alimentaire, plus écologique et respectueux du vivant et plus juste socialement pour les paysan·nes et le reste de la population : 

 

  • Soyons nombreux·ses dans de nombreuses villes le samedi 30 mai 2026 ! 
  • Renforçons la pression sur les acteurs qui hypothèquent notre futur et montrons qu’une autre voie est possible !

Partout en France, des organisations internationales ou régionales se mobilisent pour rappeler l’importance de promouvoir un autre modèle agricole, plus juste pour les revenus des paysans et exiger une transition vers des alternatives durables.

Dans le contexte actuel, marqué par de graves reculs environnementaux, notamment avec les propositions de lois Duplomb ou encore des tentatives répétées de dérégulation des pesticides en Europe, il est urgent de se tourner vers des solutions respectueuses de l’ensemble de la biodiversité.