Biotechnologies génétiques / Nouveaux OGM

NGT : Une coalition d’ONG alerte la présidence du Conseil de l’UE

Alors que le vote final des eurodéputés concernant le projet de règlement sur les nouveaux OGM approche, 13 associations dont POLLINIS alertent la présidence du Conseil de l'Union européenne. Dans leur courrier, elles demandent au président de ne pas précipiter l'adoption du texte, pour prendre en compte les nombreux risques de la déréglementation des NGT.

Date : 27 février 2026

Alors que le vote final des eurodéputés concernant le projet de règlement sur les nouveaux OGM approche, 13 associations dont POLLINIS alertent la présidence du Conseil de l’Union européenne. Dans un courrier adressé au président de la République de Chypre, à la tête du Conseil jusqu’en juillet, les ONG demandent la prise en compte de leurs critiques sur le texte et appellent à ne pas précipiter l’ultime vote au Parlement européen, prévu au printemps.

Pour rappel, cette proposition de règlement européen prévoit de déréglementer une large partie des plantes issues des nouvelles techniques génomiques (NGT), en les exemptant des obligations actuellement en vigueur pour les OGM traditionnels (évaluation des risques, traçabilité, étiquetage des produits…). Après son adoption en trilogue en décembre 2025, elle doit encore faire l’objet d’un vote par les États membres au Conseil de l’UE, puis par le Parlement européen.

« Nous ne comprenons pas comment un texte qui bafoue le principe de précaution, affaiblit la liberté de choix des consommateurs et favorise les intérêts d’une ultra-minorité de multinationales semencières peut être imposé sans débat approfondi », s’inquiètent les associations.

Depuis plusieurs mois, des organisations de toute l’Europe alertent sur les risques de l’arrivée de ces nouveaux OGM dans les champs, pour l’environnement, pour les consommateurs, mais aussi pour le secteur agricole non-OGM et biologique. Alors que le texte entre dans la dernière phase avant son adoption, il est urgent de ralentir le processus de décision pour s’assurer que les risques des NGT sont bien pris en compte.

En parallèle de ce courrier au président chypriote, les associations ont également adressé une lettre à la Commission européenne pour faire part de leurs inquiétudes. Si elles n’obtiennent pas de réponse satisfaisante d’ici un mois, les ONG se réservent le droit de déposer une plainte auprès du Médiateur européen, qui pourra alors enquêter sur une « mauvaise administration » du dossier par la Commission européenne.

Découvrez le courrier adressé à la présidence du Conseil de l’UE