Pesticides / Néonicotinoïdes
POLLINIS et 80 organisations vent debout contre les lois Duplomb 1 et 2
Ce mercredi 11 février 2026, POLLINIS a rejoint un large rassemblement près de l’Assemblée nationale – suite à l'appel à mobilisation de 80 organisations. Alors que les députés débattaient du rapport relatif à la pétition intitulée « Non à la loi Duplomb », associations de défense de l’environnement, scientifiques, organisations paysannes et citoyens ont réaffirmé leur opposition totale à ce texte et sa nouvelle proposition de loi déposée par Laurent Duplomb.
Aux côtés de scientifiques, d’organisations paysannes, d’associations telles que le collectif Nourrir, Médecins du monde ou encore Générations futures, POLLINIS a répondu présente pour porter la voix du Vivant. Partout en France, des citoyens se sont également rassemblés pour rappeler haut et fort leur opposition à la loi Duplomb.
Pour rappel, les équipes de POLLINIS s’étaient fortement mobilisées contre la première version de ce texte – figurant dans la proposition de loi adoptée le mardi 8 juillet 2025. Grâce à la contribution extérieure déposée par douze organisations, dont POLLINIS, pour soutenir les saisines parlementaires, le Conseil constitutionnel avait censuré l’article 2, qui visait à réintroduire les pesticides néonicotinoïdes, et notamment l’acétamipride.
Le Conseil constitutionnel avait alors estimé que les dérogations prévues dans cet article étaient contraires à l’article 1 de la Charte de l’environnement, qui consacre « le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ».
Malgré cette interdiction et l’ampleur inédite de la mobilisation citoyenne – une pétition avait recueilli plus de deux millions de signatures – contre le retour de ce pesticide tueur d’abeilles, ouvrant à un débat dans l’hémicycle, le sénateur Laurent Duplomb revient à la charge avec une nouvelle proposition de loi. Ce nouveau texte ( déposé au Sénat le 30 Janvier 2026 ) , prônant à nouveau le retour de l’acétamipride et du flupyradifurone, est composé de trois articles. Le sénateur – ancien président des Jeunes Agriculteurs de la Haute-Loire et membre de la FDSEA locale (division départementale de la FNSEA) – tente de contourner la censure constitutionnelle en ciblant des filières spécifiques et des durées d’utilisation limitées :
- Article 1 : Enrobage des graines de betteraves au flupyradifurone pour 3 ans ;
- Article 2 : Pulvérisation d’acétamipride et de flupyradifurone sur les betteraves pour une durée d’un an ;
- Article 3 : Pulvérisation d’acétamipride et de flupyradifurone sur les cultures de noisettes, pommes et cerises pour une durée de 3 ans.
Dans une tribune publiée dans le média Vert, dont POLLINIS est signataire, plus de 80 organisations – collectifs de victimes des pesticides, organisations paysannes et syndicales, associations de défense de l’environnement, de citoyens et de consommateurs – appellent à dire non aux lois Duplomb, à écouter la science et à protéger le Vivant face aux intérêts défendus par les lobbies de l’agroindustrie.