Agriculture et Pesticides

Tests abeilles : la France doit défendre des niveaux de protection efficaces

Dans le cadre de la révision des lignes directrices qui serviront à évaluer l’impact réel des pesticides sur les pollinisateurs avant leur mise sur le marché en Europe, POLLINIS demande au ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, et à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, de défendre des niveaux de protection efficaces.

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Date : 13 novembre 2020

Dotée d’un système d’homologation des pesticides avant-gardiste mais qui n’est pas appliqué, l’Europe continue d’autoriser des substances hautement toxiques pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

En 2013, l’autorité sanitaire européenne (EFSA) avait pourtant élaboré des protocoles de tests plus protecteurs, vivement critiqués par l’industrie agrochimique. Pendant sept ans, leur adoption a fait l’objet d’un blocage persistant de la part d’une majorité d’États membres. Et aujourd’hui, sans justification scientifique voire pour des raisons purement politiques , ces « tests abeilles » sont en cours de révision.

Un nouveau scénario semble en passe de s’imposer, par consensus vers le bas. POLLINIS craint en effet que les niveaux de protection établis en 2013 ne soient abaissés, permettant la mise sur le marché de produits toujours aussi délétères pour les pollinisateurs. Dans un courrier adressé au ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, et à la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, l’association demande donc expressément à la France de défendre au niveau européen des niveaux de protection efficaces, tant pour les abeilles domestiques que pour les pollinisateurs sauvages – grands oubliés des débats.

Dans l’annexe technique qui accompagne ce courrier, POLLINIS détaille les nombreux doutes scientifiques et méthodologiques qui planent sur certains points techniques cruciaux de la révision en cours.