Pesticides
POLLINIS et 78 organisations en marche pour sortir des pesticides
Alors que le déclin du Vivant s'accélère, 79 organisations, dont POLLINIS, se coordonnent pour porter une voix unie contre les pesticides de synthèse. Elles appellent à une mobilisation citoyenne massive, festive et unitaire, à quelques jours de la journée mondiale de la santé : la Marche Printemps Bruyant 2026 aura lieu le 4 avril à Paris. Ce rassemblement se veut à l'image du monde que les association défendent : foisonnant, respectueux de l'environnement et résolument vivant.
À l’initiative d’Extinction Rebellion et d’une large coalition d’organisations – dont Secrets Toxiques, Cancer Colère, les Coquelicots de Paris, POLLINIS, la Confédération Paysanne, la LPO etc. – cette mobilisation a pour objectif d’exiger l’abandon d’un modèle qui détruit durablement la biodiversité et notre santé. Elle entend également faire pression sur un gouvernement accusé de sacrifier l’avenir du Vivant. Face à ces décisions délétères, contre l’opinion publique et l’intérêt général, les citoyens et citoyennes se mobilisent plus que jamais.
Aujourd’hui, nous faisons face à un recul écologique et sanitaire sans précédent depuis des décennies.
Malgré les alertes répétées des scientifiques et des médecins, les décisions politiques continuent de favoriser les intérêts de l’agrochimie. La Loi Duplomb en a été l’exemple flagrant : en dépit d’une mobilisation citoyenne inédite et contre l’avis de la communauté scientifique et médicale le texte aura été porté jusqu’au bout pour défendre les intérêts minoritaires d’un modèle agricole productiviste et hostile au vivant. Depuis les régressions se poursuivent, l’Omnibus X de la Commission européenne propose notamment l’autorisation illimitée de pesticides.
Notre eau est de plus en plus polluée par les pesticides, pourtant les projets de préservation de l’eau potable sont entravés pour laisser libre court aux ambitions de l’agroindustrieLe Monde, « Le gouvernement Lecornu actionne tous les leviers pour empêcher les collectivités de protéger leur eau, au risque de piétiner l’Etat de droit », le 08 mars 2026 . Article . Pendant ce temps, les printemps se font silencieux, les oiseaux disparaissentCNRS, L’intensification de l’agriculture est à l’origine de la disparition des oiseaux en Europe, 16 mai 2023. Article, les abeilles et les insectes pollinisateurs meurent par milliardsMNHN, Le déclin des insectes met en péril le vivant, le 9 mai 2023.Article, les fleurs sauvages se font plus rares ; c’est la biodiversité qui est en jeu. Les pesticides contaminent l’ensemble des milieux, l’eauIgas, Prévenir et maîtriser les risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l’eau destinée à la consommation humaine, 22/11/2024.Articlel’airLe Monde, Des dizaines de tonnes de pesticides présentes dans les nuages au-dessus de la France, 20 septembre 2025. Article, la terre, c’est l’effondrement du vivant qui est en jeu, avec des impacts graves et généralisés sur la santé humaine Inserm, Pesticides et effets
sur la santé. Article .
Nous ne pouvons accepter cette politique désastreuse qui nous conduit dans une impasse écologique et sanitaire. Nous avons besoin d’un nouveau rapport au vivant.
L’agriculture biologique et paysanne repose aussi sur des principes de justice, de coopération, et de solidarité entre les peuples. Ce qui implique de mettre fin au colonialisme chimique et donc à la production et l’exportation honteuse vers le reste du monde, notamment le Sud global, de molécules interdites dans l’Union Européenne.
Une autre agriculture est une nécessité vitale. Les alternatives existent.
Les pesticides ne sont pas indispensables à la souveraineté alimentaire. Écoutons la science et les chercheurs qui proposent des pistes de sortie. Il est urgent que le gouvernement français accompagne réellement la transition et mette en place des solutions concrètes pour permettre aux filières de nourrir sans détruire les écosystèmes.
“Il est temps de mettre fin à ce système qui promeut l’épandage de substances toujours plus toxiques et délétères pour les abeilles, les pollinisateurs et l’ensemble du Vivant. Les alternatives existent, mais il faut que le gouvernement écoute les scientifiques et les citoyens !” Alexandre Barraud, membre de l’équipe scientifique chez POLLINIS