Agriculture et Pesticides

Un argumentaire détaillé envoyé aux sénateurs par la coalition StopNéonics

Alors que le Sénat doit se prononcer le 27 octobre prochain sur le projet de loi du gouvernement permettant de déroger à l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes, une vingtaine d’organisations dont POLLINIS adressent aux sénateurs une note de synthèse sur les conséquences dramatiques d’une telle régression du droit français.

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Date : 22 octobre 2020

Alors que le Sénat doit se prononcer en assemblée plénière le 27 octobre prochain sur le projet de loi du gouvernement remettant en cause l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes, une vingtaine d’organisations dont POLLINIS ont adressé le 15 octobre aux sénateurs et sénatrices une note de synthèse : « Oui, ré-autoriser les néonicotinoïdes serait un recul majeur que la France ne doit et ne peut se permettre ». Cette note détaille les conséquences économiques, agronomiques, environnementales et sanitaires d’une telle régression du droit français, et demande aux sénateurs de s’opposer au projet de loi.

Les organisations – associations environnementales et de défense des consommateurs, syndicats agricoles et apicoles – rappellent que les agriculteurs de la filière betteravière souffrent de difficultés économiques structurelles, liées à la dérégulation du marché, et proposent des solutions économiques et agronomiques pour préserver les emplois et rendre cette filière plus résiliente, sans ré-autorisation de substances dramatiquement dangereuses pour la biodiversité et la santé.

Les organisations fondent leurs arguments sur plus d’un millier d’études économiques et scientifiques attestant de la contamination et de la persistance des néonicotinoïdes dans les cours d’eau et les sols, bien au-delà des parcelles traitées, et de leurs effets létaux sur les abeilles et une multitude d’autres espèces.