L'ENGAGEMENT DE POLLINIS

  • Depuis 2018 : vaste campagne d’information auprès de nos sympathisants par mail et sur les réseaux sociaux, accompagnée par une pétition pour le retrait immédiat des SDHI.
  • POLLINIS s’est associée aux chercheurs Pierre Rustin et Paule Bénit, pour déposer une pétition au Parlement européen en juin 2019 demandant une réévaluation d’urgence des SDHI : le Bureau des pétitions doit désormais valider la conformité de cette requête avant de la soumettre au vote du Parlement.
  • Grâce au soutien financier de ses sympathisants, l’association a commandité des études scientifiques indépendantes, en partenariat avec l’Inserm et l’Université de Bologne, en Italie, afin de mesurer précisément l’impact réel des fongicides SDHI sur les abeilles, les pollinisateurs sauvages et la santé. Les résultats de ces études seront publiés fin 2019 et début 2020.

LES SDHI : UNE BOMBE À RETARDEMENT

Les SDHI sont depuis quelques années des produits phares de l’agrochimie, ils sont utilisés à grande échelle pour tuer champignons et moisissures dans les cultures (blé, orge, maraichage…). Leur mode de fonctionnement est particulier : ils agissent sur les mitochondries des cellules en bloquant leur respiration. Ces fongicides ont passé des tests d’évaluation avant leur mise sur le marché, censés garantir que ces produits, une fois déversés dans les champs, ne poseront pas de risques majeurs.

Mais en 2017, des chercheurs de l’Inserm (l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), spécialistes des mitochondries, ont décidé de tester certaines molécules SDHI en laboratoire. Ils ont découvert, sidérés, qu’elles ne sont pas spécifiques aux champignons mais bloquent également la respiration cellulaire des humains et des vers de terre. Ils ont aussi constaté que le processus d’homologation n’offrait aucune garantie quant à l’innocuité de ces molécules. 

Les tests en vigueur ne recherchent absolument pas les possibles dérégulations épigénétiques (avec risque de cancer, de tumeurs…) que ces substances pourraient provoquer, ni les effets d’une exposition à long terme. L’impact sur la biodiversité, notamment sur les abeilles, pourrait également être catastrophique. Malgré un avis rassurant de l’Anses (autorités sanitaires françaises), ces scientifiques maintiennent leur alerte.

INTERVIEW

PUBLICATIONS

VIDÉO

ACTION CITOYENNE