Le 24 juillet, plusieurs groupes politiques ont saisi le Conseil constitutionnel sur la loi d'urgence agricole. En soutien à cette démarche, POLLINIS et 5 autres associations ont déposé une contribution extérieure, pour faire censurer plusieurs dispositions du texte, notamment sur les pesticides.
La loi d'urgence agricole multiplie les reculs environnementaux et sanitaires et n’apporte aucune solution durable aux besoins des agriculteurs. Plusieurs associations ont donc décidé de déposer une contribution extérieure auprès du Conseil constitutionnel, en soutien aux saisines des parlementaires.
Adoptée le 21 juillet par le Parlement, la loi d'urgence agricole reprend des mesures du projet de loi Duplomb 2, avec la réautorisation de l’usage de pesticides néonicotinoïdes. Une attaque contre la science et la biodiversité.
Dans la nuit du 20 au 21 juillet, les députés ont voté en faveur de la loi d'urgence agricole. Le texte reprend les dispositions de la loi Duplomb 2, en octroyant des dérogations pour l'usage de deux néonicotinoïdes. POLLINIS et une vingtaine d'organisations étaient mobilisées en amont du vote.
À quelques jours de la Commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole, POLLINIS alerte sur les tentatives d’affaiblissement de l’Anses.
En septembre 2025, le tribunal a ordonné à l’État de réexaminer les autorisations de mise sur le marché de pesticides évalués selon des protocoles défaillants. Ce chantier colossal demande d’établir des priorités, fixées par un projet de plan d’action. Mais à la lecture de ce plan, la protection de la biodiversité semble oubliée : sur les près de 1 000 pesticides qui pourraient être réexaminés, l’État en retient seulement 7.
POLLINIS, au côté de la coalition, annonce le dépôt d’un recours en exécution contre l’État pour non-respect de la décision de la cour administrative d’appel de Paris du 3 septembre 2025.
Ce 17 juin 2026, réuni en session plénière, le Parlement européen a adopté aujourd'hui le texte de déréglementation des nouveaux OGM. Par ce vote, les eurodéputées autorisent le déploiement des plantes issues des nouvelles techniques génomiques (NGT) en Europe sans les garde-fous qui permettraient de respecter le principe de précaution.