#StopNeonics : POLLINIS s'insurge contre la décision dramatique du ministre de l'Agriculture d'accorder une dérogation aux producteurs de betteraves pour utiliser des néonicotinoïdes.
POLLINIS a participé à une consultation de la Commission européenne sur l'encadrement des autorisations d’urgence de pesticides. Ces dérogations permettent de continuer à utiliser des substances interdites dans l’UE.
POLLINIS exhorte le gouvernement français à ne pas céder aux pressions de l’agrochimie et à appliquer le projet de décret dans sa forme actuelle et sans réserve afin notamment que le sulfoxaflor et la flupyradifurone soient interdits.
Dans une tribune du journal Le Monde, Nicolas Laarman, délégué général de POLLINIS, dénonce le fait que le texte législatif qui devait mieux protéger des pesticides les insectes pollinisateurs ait été vidé de sa substance.
Une nouvelle étude confirme que le flupyradifurone, un néonicotinoïde caché autorisé en catimini pour remplacer les néonicotinoïdes « officiels » est un tueur d’abeilles de première catégorie.
L'EFSA confirme que le sulfoxaflor, un néonicotinoïde nouvelle génération est un tueur d'abeilles avéré et devrait être immédiatement retiré du marché. Pourtant, rien n'oblige la Commission européenne à le faire.
L'Union européenne votera demain si oui ou non elle va renouveler la licence du pesticide tueur d'abeilles thiaclopride, sous la pression de son fabricant Bayer-Monsanto, sans connaissance des risques potentiels pour les abeilles.
Dans le cadre du projet de loi « Agriculture et Alimentation », l'Assemblée nationale a voté aujourd'hui l’interdiction de pesticides aux modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes, dénoncés par POLLINIS depuis 2015.
La Commission européenne a entériné hier l'interdiction de trois néonicotinoïdes votée par les Etats membres le 27 avril dernier. Présentée comme une victoire, cette interdiction ne concerne pourtant que trois molécules sur sept.