Le 24 juillet, plusieurs groupes politiques ont saisi le Conseil constitutionnel sur la loi d'urgence agricole. En soutien à cette démarche, POLLINIS et 5 autres associations ont déposé une contribution extérieure, pour faire censurer plusieurs dispositions du texte, notamment sur les pesticides.
La loi d'urgence agricole multiplie les reculs environnementaux et sanitaires et n’apporte aucune solution durable aux besoins des agriculteurs. Plusieurs associations ont donc décidé de déposer une contribution extérieure auprès du Conseil constitutionnel, en soutien aux saisines des parlementaires.
Adoptée le 21 juillet par le Parlement, la loi d'urgence agricole reprend des mesures du projet de loi Duplomb 2, avec la réautorisation de l’usage de pesticides néonicotinoïdes. Une attaque contre la science et la biodiversité.
Dans la nuit du 20 au 21 juillet, les députés ont voté en faveur de la loi d'urgence agricole. Le texte reprend les dispositions de la loi Duplomb 2, en octroyant des dérogations pour l'usage de deux néonicotinoïdes. POLLINIS et une vingtaine d'organisations étaient mobilisées en amont du vote.
Alors que le Conseil constitutionnel a déjà censuré la réintroduction de trois néonicotinoïdes en août 2025, le sénateur Laurent Duplomb et ses alliés ne renoncent à rien. Ils pourraient tenter de réintroduire l’acétamipride par voie d’amendements dans le projet de loi d’urgence agricole.
Laurent Duplomb persiste : dans une nouvelle proposition de loi, il réclame le retour des néonicotinoïdes. Cette fois, c’est au tour du Conseil d’État de rendre un avis sévère sur le texte du sénateur.
Ce mercredi 11 février 2026, POLLINIS a rejoint un large rassemblement près de l’Assemblée nationale, alors que les députés débattaient du rapport relatif à la pétition intitulée « Non à la loi Duplomb ». L'occasion de réaffirmer notre opposition totale à ce texte et sa nouvelle proposition de loi déposée par Laurent Duplomb.
Instrumentalisé par l’agroindustrie, le rapport de l'INRAE souligne en réalité la nécessité pour l’État d’investir massivement, pour développer des solutions sans pesticides et soutenir les agriculteurs dans leur transition. Une volonté politique absente du budget 2026.
Victoire pour les abeilles ! Le 7 août, le Conseil constitutionnel a censuré l'article 2 de la loi Duplomb, qui prévoyait le retour des néonicotinoïdes dans les champs français.