POLLINIS lance aujourd’hui une grande campagne pour l'interdiction du Sulfoxaflor en Europe. L'association demande à ses sympathisants de signer une pétition exigeant que le Parlement européen saisisse la Cour européenne de Justice.
Le Sulfoxaflor, pesticide autorisé en Europe depuis juillet 2015, vient d’être interdit dans une grande partie des États-Unis suite à une plainte des associations de protection de l’environnement et des pollinisateurs.
L’Anses alerte sur l’impact de la co-exposition des colonies d’abeilles aux pesticides. Elle préconise que l’Union européenne évalue l’effet de ces interactions avant d’autoriser la mise sur le marché d’un pesticide.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) s’est de nouveau prononcé sur le risque de pulvérisation foliaire des néonicotinoïdes pour les abeilles. Des risques jugés toujours élevés, Même utilisées en simple pulvérisation.
Une conférence au Parlement européen débattra d’un sujet vital pour chacun d’entre nous : l’avenir de la production alimentaire en Europe. La Commission décidera cette année de la suite à donner à l’interdiction des néonicotinoïdes.
Néonicotinoïdes : POLLINIS lance une campagne d’emailing sans précédent qui permet aux citoyens d'envoyer un message à leurs sénateurs pour demander le maintien de l'amendement « Stop Néonics ;» au projet de loi Biodiversité.
Plus de 180 000 messages ont déjà été envoyés par les sympathisants de POLLINIS à leurs sénateurs pour obtenir l’adoption de cet amendement salutaire pour les abeilles et l’environnement. Et la bataille est loin d’être terminée…
Dans un communiqué de presse du 7 mai dernier, Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, demande que les restrictions européennes concernant les pesticides néonicotinoïdes « soient maintenues, voire renforcées » en Europe.
Docteur Jean-Marc Bonmatin, chercheur au CNRS, vice-Président de la Taskforce sur les pesticides systémiques et spécialiste des neurotoxiques dénonce les effets désastreux de l’utilisation systématique des néonics sur les abeilles.
Des experts indépendants mettent en garde la Commission européenne contre la dangerosité des néonics pour tout lʼécosystème, et pas uniquement pour les abeilles. Ils soulignent le caractère antagoniste de leur usage.