POLLINIS et PAN Europe boycottent une réunion de l'EFSA pour dénoncer l'évaluation erronée menée par l'agence sanitaire européenne, qui a validé les 17 dérogations données en 2020 et 2021 pour les néonicotinoïdes en Europe.
« Avec cette analyse, l’EFSA valide une politique déplorable : utiliser des blocages techniques ponctuels pour maintenir le système actuel, quelles qu’en soient les conséquences sur l’environnement et notre santé », fustige Nicolas Laarman.
La CJUE a rejeté hier le recours de l’agrochimiste Bayer CropScience contre l’interdiction de trois néonicotinoïdes dans l’Union européenne en 2013. Mais le système d’homologation des pesticides est plus que jamais menacé.
POLLINIS et trois autres ONG s'engagent dans une nouvelle étape de la bataille judiciaire contre la réautorisation temporaire des néonicotinoïdes, en déposant un nouveau recours en annulation devant le Conseil d'Etat.
Générations Futures, POLLINIS, Terre d'abeilles, SNA, justice pesticides, FNE et AMLP déposent des recours contre l’arrêté du 5 février 2021 réautorisant les insecticides tueurs d’abeilles et demandent l’annulation de ce texte.
Pour contourner les interdictions frappant les néonicotinoïdes, l’industrie agrochimique est parvenue à faire homologuer des insecticides au mode d'action équivalent, en inventant de nouvelles catégories.
Aux côtés de sept organisations, POLLINIS demande au gouvernement français de s’opposer à la ré-autorisation de trois substances actives toxiques pour les abeilles : le sulfoxaflor la cyperméthrine et la benfluralin.
POLLINIS a participé à la consultation sur le projet d’arrêté ré-autorisant l’emploi de néonicotinoïdes et encourage ses sympathisants à faire de même, rappelant que les mesures d’atténuation n’auront qu’un effet négligeable.
Après leur interdiction en 2018, le dossier des «tueurs d’abeilles » semblait définitivement clos en France. Il n’a pourtant fallu que quelques mois pour que le gouvernement français revienne sur leur bannissement.